Conférence de presse – Mardi 10 février 2026 – Montpellier
Pourquoi nous sommes là aujourd’hui ?
Parce qu’à Montpellier, ces dernières semaines ont été marquées par une série de drames qui nous
obligent à agir. Des personnes sont mortes alors qu’elles vivaient dehors. Un incendie dans un lieu
d’hébergement a fait une victime et a conduit à évacuer de nombreuses personnes. Le froid, la pluie,
la précarité, la fatigue, l’isolement : tout cela met les corps à rude épreuve.
On ne peut pas s’habituer. On ne peut pas se contenter de gérer l’urgence à minima. Et on ne peut
pas laisser croire que “cela arrive” comme une fatalité.
Ce que nous disons est simple : la mise à l’abri n’est pas un “plus”. C’est un devoir. Et quand la
chaîne de l’urgence se rompt, ce sont des vies qui basculent.
Ce que dit la loi, en mots simples
Quand une personne est à la rue et en situation de détresse, l’accès à un hébergement d’urgence doit
être possible à tout moment. Et quand une personne est accueillie, elle ne doit pas être remise
dehors sans solution : elle doit être orientée vers quelque chose d’adapté.
Cela ne relève pas d’une opinion. C’est un principe clair. Il oblige l’État, et il oblige aussi
l’ensemble des institutions à se coordonner réellement.
Le constat à Montpellier
À Montpellier, les capacités actuelles de mise à l’abri et d’accompagnement sont très insuffisantes
au regard des besoins. Il existe des places d’hébergement d’urgence, des solutions temporaires, un
peu de logement “intercalaire”. Mais l’ensemble reste trop faible, et surtout trop fragile : quand il
fait très froid, quand il y a un drame, quand un lieu ferme, quand une structure est saturée, le
système se retrouve au bord de la rupture.
Nous devons arrêter de gérer au jour le jour. Nous devons construire une réponse qui tienne, avec
des places, du personnel, des solutions de sortie, de la sécurité, et une coordination solide.