La gratuité d’accès aux médiathèques est une bonne mesure. Elle va dans le sens de l’égalité, de l’accès de toutes et tous à la culture, au savoir, à l’émancipation.
Mais à Montpellier, Michaël Delafosse tente d’en faire un trophée 

dans le même temps, sa politique a affaibli les médiathèques; et donc l’accès à la culture des Montpelliéraines et des Montpelliérains.

Une gratuité d’affichage, après des choix faits en catimini

En 2025, le budget d’acquisition des médiathèques a subi une baisse particulièrement marquée : il passe de 955 000 € en 2024 à 500 000 € en 2025, soit une diminution de 455 000 €.

Concrètement : moins de livres, moins de BD, moins de nouveautés, des collections qui se renouvellent moins, donc un service public qui perd en vitalité, au détriment des Montpelliéraines et des Montpelliérains.

Dans le même mouvement, la majorité a arrêté la plateforme de VOD (ARTE–UniversCiné), un outil précieux pour les familles, les jeunes, les publics éloignés de l’offre culturelle, celles et ceux qui n’ont pas toujours le temps, les moyens ou la mobilité pour “faire culture” autrement. Un service qui mettait à portée de toutes et tous un catalogue riche de documentaires, de fictions, de programmes jeunesse; et dont la suspension est assumée pour des raisons budgétaires.

Et aujourd’hui, Michaël Delafosse fanfaronne avec une mesure qui, au regard de ces choix, ne représente qu’une fraction infime de ce qui a été retiré aux médiathèques : on coupe d’un côté, on communique de l’autre.

Les médiathèques : un pilier social, éducatif et démocratique

Les médiathèques ne sont pas un gadget. Ce sont :

– des lieux de mixité sociale et de « ville ensemble » ;

– des lieux de réduction des inégalités scolaires (accès aux ressources, accompagnement, calme, orientation, numérique) ;

– des lieux d’émancipation populaire, où l’on peut apprendre, se cultiver, s’ouvrir, débattre ;

– des lieux non marchands, où l’on peut exister sans consommer, sans être trié·e, sans être stigmatisé·e.

Dans une ville traversée par les fractures sociales, scolaires et numériques, affaiblir les médiathèques, c’est aggraver les inégalités vécues par les Montpelliéraines et les Montpelliérains.

 

Printemps Montpelliérain : une gratuité réelle, avec des moyens réels

Le Printemps Montpelliérain ne se contentera pas d’effets d’annonce. Nous mettrons en place une politique cohérente et ambitieuse :

1- Nous rétablirons et sécuriserons le budget d’acquisition : retour au niveau antérieur, puis augmentation progressive afin de répondre aux besoins des habitant.e.s, parce que la gratuité sans collections, c’est la gratuité du vide, et ce sont les Montpelliéraines et les Montpelliérains qui en paient le prix, notamment les plus fragiles.

2- Lors de la première rentrée d’un·e élève ou étudiant·e dans un établissement public (collège, lycée, enseignement supérieur) à Montpellier, nous remettrons automatiquement une carte de médiathèque, gratuite, valable dans tout le réseau.

Beaucoup de jeunes sont déjà inscrit·es, mais on est très loin du compte. Comme l’école, les médiathèques doivent être un outil de réussite et d’émancipation, facilitons-en l’accès à toutes et tous.

3- Nous relancerons une offre numérique digne de ce nom, dont une VOD publique accessible, simple, pensée pour les familles et les jeunes : la culture doit aussi être à portée de clic, pas réservée à celles et ceux qui peuvent payer.

4- Nous étendrons les horaires (soirées, week-ends) et renforcerons les équipes, afin que les médiathèques soient vraiment ce qu’elles doivent être : un lieu accessible pour travailler, réviser, se former — en particulier pour les lycéen·nes et les étudiant·es — dans de bonnes conditions de travail pour les agent·es.

5- Nous ferons des médiathèques un levier de la réussite éducative, aux côtés des écoles publiques, en lien avec les enseignant·es, les associations, les maisons pour tous, les centres sociaux, les dispositifs de soutien scolaire et d’inclusion numérique.

6- Nous défendrons et développerons le réseau de proximité des Médiathèques dans tous les quartiers, avec de nouvelles antennes si nécessaire, des actions hors les murs, des ateliers, des rencontres, de la culture scientifique, des espaces de travail et de respiration — pour toutes et tous, partout à Montpellier.

Et nous le disons clairement : nous nous mobiliserons aux côtés des agent·es des médiathèques, des usager·es, des familles et des équipes éducatives. Parce que ce service public culturel est un bien commun des Montpelliéraines et des Montpelliérains.

Conclusion

Quel cynisme : la main qui étrangle notre service public est la même qui se bénit. Assez de faux-semblants : en mars, arrêtons la supercherie !
La culture ne se défend pas à coups d’annonces : elle se défend par des moyens, des collections, des équipes, des horaires, et une ambition populaire.
Les Montpelliéraines et les Montpelliérains ont besoin d’un service public culturel fort : des collections qui vivent, des horaires élargis, des équipes renforcées — pas des slogans.

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