Depuis des mois, la situation au square du Père-Bonnet dégrade le quotidien à Figuerolles : tensions, scènes de consommation, seringues, sentiment d’insécurité.

Nous entendons l’exaspération des riverain·es et des commerçant·es. 

Et nous le disons clairement : dans un quartier déjà fragilisé par des fermetures de commerces et d’activités, chaque recul de la vie de quartier fabrique du vide, et ce vide appelle d’autres difficultés.

Aussi nous refusons cette fausse solution proposée par la municipalité :
Fermer le square ne règle rien, cela déplace le problème et abîme le quartier.
Fermer n’est pas agir : c’est déplacer.
Pire : c’est reculer !

C’est fabriquer du vide là où il faut remettre de la présence humaine, et céder du terrain aux réseaux, qui prospèrent précisément quand l’espace public se dépeuple, se dégrade et devient moins surveillé par les usages ordinaires du quartier. Fermer, c’est envoyer le signal que l’on renonce à reprendre le lieu ; c’est laisser la peur s’installer et la vie de quartier reculer.

Le trafic et les nuisances prospèrent quand un triptyque s’installe : l’argent, la peur, le vide.

Notre responsabilité, c’est de briser ce triptyque : combler le vide par une présence humaine continue, faire reculer la peur par une action de proximité lisible, et réduire l’emprise de l’économie illégale.

Nous demandons sous 7 jours la mise en place d’une cellule opérationnelle Ville-Métropole-ARS, avec référent·es nommé·es, plan de déploiement publié et première réunion publique (sécurité + santé + social).

Cette cellule doit décider et déployer immédiatement un plan coordonné :

• Présence quotidienne de médiation/prévention, en binôme avec une équipe mobile addictions(aller-vers), pour orienter vers les soins et l’accompagnement.

• Réduction des risques et propreté renforcée, avec objectifs et suivi public.

• Police municipale de proximité, identifiée, accessible, articulée à la médiation : pas des « coups » ponctuels, mais une présence utile au quotidien.

• Premiers aménagements de tranquillité (éclairage, visibilité, traitement des recoins) et soutien aux usages positifs du square.

Nous demandons aussi un point public toutes les deux semaines, avec des indicateurs simples (propreté, usages familiaux, orientations vers soins, délais de réponse, présence quotidienne assurée, signalements traités…).

Objectif : une amélioration durable, pas un simple déplacement vers les rues voisines.

On ne soigne pas une addiction à coups de cadenas ; on protège un quartier par la présence humaine, la santé publique et la proximité. Figuerolles mérite une réponse coordonnée, humaine et efficace, pas un renoncement.

C’est l’engagement que nous prenons en tant que Printemps Montpelliérain.

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