ALIMENTATION
Bien manger : un droit, pas un privilège
Le Printemps Montpelliérain veut rompre avec un système alimentaire absurde et injuste, où bien manger devient trop souvent un luxe, où les familles modestes sont poussées vers la malbouffe, où les enfants subissent les inégalités jusque dans l’assiette, et où les producteurs eux-mêmes peinent à vivre dignement de leur travail. L’alimentation n’est pas une question secondaire ou privée : c’est un enjeu de santé publique, de justice sociale, d’écologie, de dignité et de souveraineté locale. Aujourd’hui, ce que nous mangeons dépend trop souvent des logiques de la grande distribution, des produits ultra-transformés, des emballages plastiques, des transports inutiles et d’un modèle agricole qui abîme à la fois la santé, l’eau, les sols et la biodiversité.
Nous voulons au contraire relocaliser une partie de notre alimentation, sécuriser ce qui est essentiel, soutenir les filières paysannes et rendre accessible à toutes et tous une nourriture de qualité. Cela suppose de construire une politique alimentaire cohérente, de la production jusqu’à l’assiette. Avec un Office agricole métropolitain, nous voulons protéger les terres agricoles, faciliter l’installation, organiser les débouchés, soutenir la transformation locale et reconnecter la ville à son territoire nourricier. Avec des cantines gratuites, 100 % bio et/ou locales, la fin du plastique et un travail éducatif sur le goût, nous voulons que l’école soit un lieu d’égalité concrète, de prévention en santé et d’apprentissage de bonnes habitudes alimentaires. Avec des épiceries municipales à prix coûtant, des soutiens aux AMAP, aux marchés de proximité, aux caisses alimentaires et aux structures de l’économie sociale et solidaire, nous voulons que le bon, le sain et le local cessent d’être réservés à quelques-uns.
Notre ambition est claire : faire de l’alimentation une politique publique à part entière. Une politique qui protège les enfants, accompagne les familles, soutient les paysan·nes, réduit l’exposition aux perturbateurs endocriniens, lutte contre les maladies liées à la malbouffe, et renforce les circuits courts plutôt que la dépendance aux chaînes longues et fragiles. C’est aussi une politique écologique : moins de pesticides, plus d’agroécologie, davantage de sols vivants, une meilleure protection de l’eau, et une agriculture qui travaille avec le territoire au lieu de l’épuiser.
En somme, nous voulons faire de Montpellier une ville où bien manger ne dépend plus du revenu, où la puissance publique prend sa part pour protéger la santé, où l’alimentation redevient un commun, et où la transition écologique se voit concrètement dans les assiettes, dans les écoles, dans les quartiers et dans le soutien au monde agricole. Parce qu’une ville vraiment écologique, sociale et démocratique doit aussi permettre à chacune et chacun de manger mieux, de vivre mieux, et de reprendre la main sur ce qu’il y a de plus essentiel : se nourrir.
L'ordonnance verte : un panier bio gratuit/semaine pour les femmes enceintes
Le problème : Pendant la grossesse, l’alimentation est essentielle. Les femmes enceintes et leur enfant à naître sont encore trop exposées aux perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation, les emballages, l’air intérieur…
Dispositifs :
Une innovation santé : l’Ordonnance verte
Chaque femme enceinte pourra recevoir un panier/semaine gratuit de légumes bio & locaux,
- sans condition de revenus
- sur ordonnance ou avec un certificat de grossesse
Garanties :
- Moins d’exposition aux perturbateurs endocriniens
- Alimentation saine, locale et non transformée
- Protection des femmes enceintes et de leurs bébés
- Une mesure sociale, écologique et sanitaire
Des épiceries municipales à prix coûtant
Objectif : des épiceries municipales Manger local et bio à prix coûtant
Dispositifs :
Le constat
Beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’acheter des produits de qualité.
Résultat : malbouffe, renoncements, inégalités.
La solution
Création d’une centrale d’achat municipale
+ 10 épiceries “vente sans marge”, répartis dans différents quartiers.
Comment ça marche ?
- Produits locaux, régionaux et bio
- Produits achetés directement chez l’agriculteur
- Vendus au prix coûtan
- Tarif social pour les foyers modestes
Pourquoi c’est utile ?
- Rendre le bon accessible
- Soutenir les producteurs
- Alléger le budget alimentaire
- Encourager les circuits courts
- Renforcer le circuit de distribution de la Caisse Alimentaire Commune
Soutenir les circuits courts et l’ESS
Objectif : renforcer les réseaux locaux
Le problème : les petits producteurs sont fragilisés, les familles manquent d’accès à des produits bons & locaux.
La solution
Soutien aux :
• caisses alimentaires
• AMAP
• magasins de producteurs
• marchés de proximité
• conserveries & ateliers ESS
Pourquoi c’est clé ?
- Rémunération juste
- Lien direct producteur – consommateur
- Risques climatiques partagés
- Économie locale renforcée
L’impact
Un système alimentaire coopératif, équitable et durable
Office Agricole Métropolitain : protéger nos terres, nourrir notre territoire
Objectif : cantines 100 % bio/local pour mieux nourrir nos enfants
Le constat
Aujourd’hui : seulement 30 % de bio/local dans les cantines.
L’objectif
Tendre vers 100 % de produits bio et/ou locaux.
Pourquoi ?
- Préserver la santé des enfants
- Développer les circuits courts
- Soutenir une agriculture durable
Fin du plastique dans les cantines
Objectif : Cantines sans plastique. Place à l’inox, place à la santé !
Le problème
La loi EGAlim interdit le plastique depuis 2025…
Mais il est encore utilisé à Montpellier.
Le risque
- La chaleur + le plastique =
microparticules dans les aliments - risques cancer, diabète, maladies cardiaques…
La solution
- Remplacement total par de l’inox (ou de la céramique)
- Durable, sûr, conforme à la loi
L’impact
- Un geste écologique et sanitaire pour protéger nos enfants.
- Moins de déchet à gérer pour la collectivité
Éducation au goût dès le périscolaire
Dispositifs : Éducation au goût Grandir avec de bonnes habitudes
Le problème
Les enfants sont exposés à la junk food dès le plus jeune âge.
La solution
Des activités ludiques, participatives où l’enfant devient acteur.
Comment ?
Des ateliers
- découverte sensorielle
- saisonnalité
- équilibre alimentaire
- défis “sans soda”
L’impact
Apprendre à aimer le goût naturel, pour la vie.
“Journée sans soda”
Objectif : Journée sans soda. Un jour pour changer les habitudes
Dispositifs :
Le but
Sensibiliser aux dangers du sucre.
Ce qui sera mobilisé
- écoles
- périscolaire
- quartiers
- associations
Les alternatives
- eaux aromatisées
- jus frais
- infusions
- eau du robinet
L’impact
Moins de sucre, plus de santé pour toutes et tous.
ALIMENTATION — Questions / Réponses
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Que propose le Printemps Montpelliérain pour l’alimentation à Montpellier ?
Nous voulons faire de l’alimentation une politique publique à part entière : mieux manger, protéger la santé, soutenir les producteurs locaux et rendre le bon accessible à toutes et tous. Cela passe par l’Ordonnance verte, des épiceries municipales à prix coûtant, le soutien aux circuits courts, des cantines bio et locales, et un office agricole métropolitain.
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Qu’est-ce que l’Ordonnance verte ?
C’est un panier bio et local gratuit chaque semaine pour les femmes enceintes, sans condition de revenu. Cette mesure protège la santé des mères et des bébés, réduit l’exposition aux perturbateurs endocriniens et soutient une agriculture de proximité.
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Comment rendre une alimentation de qualité accessible aux familles modestes ?
Avec des épiceries municipales à prix coûtant, des produits essentiels locaux ou bio, une centrale d’achat publique, et un appui aux AMAP, marchés de proximité, caisses alimentaires et structures de l’économie sociale et solidaire. L’idée est simple : que bien manger cesse d’être un luxe.
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Pourquoi créer un office agricole métropolitain ?
Parce qu’il faut relocaliser une partie de notre alimentation. Un office agricole peut protéger le foncier, faciliter l’installation, organiser les débouchés, soutenir la transformation locale et reconnecter la ville à son territoire nourricier.
Forum citoyen #2 – “Alimentation, Agriculture & Santé”
Nos assiettes, notre santé, notre terre : pensons-les ensemble !







