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Réponse du Printemps montpelliérain au comité de quartier de La Martelle / Les Bouisses / Montpellier-Village

Nous avons lu votre lettre avec attention. Elle pose des questions simples, concrètes, légitimes. Et vous avez raison de demander autre chose que des déclarations d’intention. Ce quartier, comme Montpellier en général, n’a pas besoin de promesses vagues. Il a besoin d’engagements clairs, de priorités assumées, d’un calendrier de travail public, et surtout d’une méthode qui redonne du pouvoir aux habitantes et aux habitants. C’est le sens même de notre pacte de rupture : rompre avec une manière de gouverner verticale, opaque, trop souvent déconnectée de la vie réelle des quartiers.

Dans notre programme, cela se traduit notamment par des parlements de quartier élus par les habitant·es, par une police municipale de proximité 24h/24 et 7j/7, par 100 médiateurs·rices de proximité, par un réseau cyclable sécurisé, par la lutte contre le bétonnage et par une autre manière de décider les aménagements.

1. Identité du quartier et rattachement administratif

Sur ce point, nous pensons qu’il faut sortir d’un découpage administratif figé, déconnecté de la vie réelle comme c’est le cas aujourd’hui. Un quartier, ce n’est pas une case sur une carte. C’est un bassin de vie : des habitudes de déplacement, des écoles, des commerces, des équipements, des liens humains, des usages quotidiens.
Nous proposons donc de redécouper Montpellier en quartiers à taille humaine, sur la base de véritables bassins de vie, probablement entre 20 et 25 quartiers, mais cela devra être discuté et finalisé avec les habitant·es, les associations, les commerçant·es, les artisan·es et les acteurs locaux.
Nous ne voulons pas imposer un nouveau découpage d’en haut. Nous voulons le construire avec celles et ceux qui vivent les quartiers au quotidien. C’est le pact que l’on propose aux montpelliérain.e.s
C’est aussi le sens de notre proposition de parlements de quartier élus par les habitant·es : de vraies instances démocratiques locales, qui ne servent pas à valider après coup des décisions déjà prises, mais à débattre, prioriser, suivre et contrôler les choix municipaux sur les aménagements, les mobilités, les équipements et les usages des espaces publics. La question du périmètre de La
Martelle doit donc être traitée dans ce cadre, sérieusement, avec les habitantes et les habitants.

2. Le projet d’Agriparc des Bouisses

Sur l’Agriparc il y a trop de flou, trop d’annonces, et pas assez de pouvoir donné au quartier. Or un projet comme celui-là, vu sn ampleur, ne peut pas être décidé dans un bureau puis présenté ensuite comme un produit fini.
Pour nous, l’Agriparc des Bouisses doit d’abord être un vrai poumon vert, un bien commun utile au quartier, et non une réserve foncière floue ou un prétexte à faire patienter les habitants. Notre ligne est simple : protéger réellement les terres et les espaces naturels, refuser le bétonnage déguisé, développer les cheminements, la biodiversité, l’agriculture de proximité et les usages utiles au quartier. Cela est totalement cohérent avec notre engagement de zéro artificialisation nette, avec notre logique de ville-jardin, de désimperméabilisation, de protection des sols vivants et de continuités écologiques. Chaque hectare vivant compte désormais.

Nous proposons donc la création d’une assemblée citoyenne dédiée à l’Agriparc des Bouisses.
Son rôle serait clair : étudier le projet, définir un cahier des charges, fixer les grandes orientations, suivre la mise en œuvre, produire des bilans publics réguliers, et permettre enfin au quartier d’avoir prise sur ce qui va réellement se faire.
Cette assemblée devra associer largement les habitant·es, les associations, les commerçant·es, les artisan·es, les acteurs éducatifs et les usagers du quartier. Elle devra pouvoir travailler sur les choix concrets : vocation du site, place de l’agriculture urbaine, protection des espaces naturels,
cheminements piétons et cyclables, usages du lieu, entretien, calendrier, suivi.
Nous ne vous vendrons pas un faux calendrier sorti d’un chapeau. En revanche, nous prenons un engagement politique clair : dans les premiers mois du mandat, un calendrier public de travail devra être présenté, avec des priorités, des étapes, des responsables et des points d’étape publics.
Parce que ce qui n’est ni daté, ni suivi, ni discuté publiquement finit trop souvent par ne jamais se faire.

3. Lutte contre les trafics, incivilités et sentiment d’insécurité

Là aussi, il faut parler clairement. Quand des trafics s’installent, quand des incivilités se multiplient, quand certains lieux sont abandonnés, la peur progresse, les habitants se replient, et le quartier se vide peu à peu de ses usages tranquilles. Nous l’avons dit dans nos documents sur la tranquillité publique : les trafics prospèrent souvent sur un triptyque destructeur : l’argent, la peur et le vide.
Notre stratégie est donc de briser ce triptyque.
Notre réponse n’est ni le déni, ni la communication, ni la surenchère verbale. Elle repose sur une idée simple : réinvestir humainement l’espace public.
Cela passe d’abord par une police municipale de proximité qui fasse réellement son travail de présence, de prévention et d’intervention sur le quotidien. Nous assumons des antennes de police municipale de proximité 24h/24 et 7j/7 dans les quartiers, 7 au total sur Montpellier, avec des agents identifiés, accessibles, qui connaissent le terrain et travaillent avec les acteurs du quartier.
Mais nous voulons être très clairs : la police municipale ne remplace pas la police nationale. Quand on est face à des trafics structurés, à des réseaux, à des armes, à des faits qui relèvent de l’enquête et du judiciaire, cela relève de la police nationale et de la justice. La municipale, elle, complète sur la proximité. Elle ne se substitue pas à l’État. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi du lien humain, de la médiation, de la prévention, des adultes présents, des réponses rapides et visibles. C’est pourquoi nous proposons aussi 100 médiateurs·rices de proximité, et nous voulons développer des gardien·nes de parc et d’espaces publics, parce que la tranquillité se construit aussi par des présences humaines stables, connues,
rassurantes, capables d’éviter que certains lieux soient laissés au vide ou à l’intimidation. Nos propres documents le disent : il faut agir à l’échelle de l’immeuble, du quartier et des espaces publics, avec les gardiens, les médiateurs, les antennes de proximité et des relais identifiés.

Notre ligne est donc claire : nous luttons contre l’ensemble de la chaîne — les trafics, la peur qu’ils installent, et le vide qu’ils produisent ou qu’on leur laisse — avec de la présence humaine, de la proximité, de la prévention, de la médiation et une coopération nette entre la commune, les bailleurs, les habitants et l’État.

4. Entretien et aménagement des espaces publics

Vous avez raison : ce ne sont pas des sujets secondaires. Une aire de jeux dégradée, un trottoir impraticable, une voirie en mauvais état, un dépôt sauvage qui s’installe, ce n’est pas du détail.
C’est le signe concret d’un quartier qu’on laisse se dégrader. Et quand l’espace public se dégrade, le sentiment d’abandon progresse.
Nous proposons donc un budget participatif conséquent à l’échelle du quartier, géré via le parlement de quartier, avec une implication directe des habitant·es, commerçant·es, associations, artisan·es et acteurs locaux. L’objectif est simple : permettre au quartier de prioriser lui-même une partie des interventions utiles, visibles et rapides : réparation d’aires de jeux, reprise de trottoirs,
traitement de points noirs de propreté, amélioration de petits espaces publics, végétalisation, accessibilité, éclairage, cheminements.
Cela s’inscrit complètement dans notre logique de parlements de quartier, mais aussi dans notre vision de ville-jardin : désimperméabiliser, planter, rééquilibrer les quartiers trop minéraux, rendre les sols vivants, et appliquer la règle du 3-30-300 : voir au moins 3 arbres depuis chez soi, vivre dans un quartier où 30 % de l’espace est couvert par la canopée, et avoir accès à un espace vert
de qualité à moins de 300 mètres. Autrement dit, sortir du tout-béton pour redonner à chaque quartier de la fraîcheur, du végétal et des espaces publics plus agréables à vivre.
La méthode doit être nette : diagnostic partagé, priorités décidées localement, budget identifié, calendrier rendu public, suivi collectif. Là encore, le fond du sujet est démocratique : les habitants doivent pouvoir peser concrètement sur ce qui améliore leur vie quotidienne.

5. Désenclavement du quartier et aménagement de ses accès

Sur cette question aussi, nous pensons qu’il faut partir de la vie réelle et non de schémas décidés d’en haut. Les problèmes de circulation, de sécurité, de trottoirs, de carrefours, de liaisons piétonnes ou cyclables ne peuvent pas être réglés sérieusement sans discussion avec celles et ceux qui les vivent tous les jours. Votre lettre le montre très bien avec le carrefour des Grèzes, les discontinuités
cyclables et piétonnes, les rues étroites, les sens de circulation aberrants, les trottoirs dégradés et les transports du soir insuffisants.
Notre méthode sera donc la même : travail en lien étroit avec les habitant·es, dans le cadre du parlement de quartier, avec une vraie discussion en amont sur les besoins, les contraintes, les usages, puis la construction d’un cahier des charges et de choix collectifs.
Cela vaut pour le carrefour des Grèzes, pour les liaisons piétonnes et cyclables entre le pont des cuisines centrales, la route de Lavérune et l’Estanove, pour les problèmes de voirie, pour les sens de circulation, pour les trottoirs, et pour la question des transports en commun et de leur amplitude horaire. Sur le fond, notre programme est cohérent : réseau cyclable sécurisé, continu et cohérent, et tram 24/24 le week-end, avec une politique de mobilité pensée pour la vie réelle
des quartiers et non seulement pour des effets d’annonce.
Nous ne voulons plus de décisions tombées d’en haut, mal expliquées, mal comprises et souvent mal vécues. Nous voulons une méthode où l’on discute d’abord, où l’on identifie ensemble les points dangereux, les incohérences et les priorités, puis où l’on arbitre de façon transparente. Notre engagement, ce n’est pas de sortir des solutions toutes faites sans concertation. C’est de garantir une
méthode sérieuse, publique, collective, avec les habitants au centre des choix.

Conclusion

Au fond, notre réponse est simple : sur chacune de vos questions, nous voulons rompre avec une politique trop verticale, trop opaque et trop éloignée du terrain. Nous voulons redonner du pouvoir aux habitant·es, aux associations, aux commerçant·es, aux artisan·es et aux acteurs du quartier, non pas pour les consulter à la marge, mais pour construire avec eux les décisions, les priorités, les
cahiers des charges, les calendriers et leur suivi dans le temps. C’est cela, pour nous, un pacte de rupture : une ville plus écologique, plus sociale, plus démocratique, et plus honnête dans sa manière de tenir parole.


Jean-Louis Roumégas
Tête de liste du Printemps Montpelliérain

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