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Lettre ouverte au collectif de Figuerolles : À Figuerolles, il faut enfin répondre aux habitants

Chères habitantes, chers habitants,
Chères associations, cher collectif de Figuerolles,

Nous avons lu votre lettre avec beaucoup d’attention. Nous voulons y répondre clairement, point par point, parce que vos inquiétudes sont légitimes et parce qu’elles disent quelque chose de grave : à Figuerolles, beaucoup d’habitant·es ont le sentiment d’être relégué·es, de ne pas être entendu·es, et de voir leur quartier se dégrader sans réponse à la hauteur.

Nous ne découvrons malheureusement pas aujourd’hui la situation de Figuerolles. Plusieurs de nos candidat·es habitent ce quartier, y militent, y ont des attaches fortes, et font depuis longtemps le même constat très préoccupant que vous. Ils et elles voient, comme vous, un quartier populaire, vivant, solidaire, mais de plus en plus abîmé par l’abandon municipal, la dégradation de certains espaces publics, la progression des trafics et des consommations visibles, la disparition de commerces de proximité et un sentiment croissant de relégation.

C’est aussi parce que nous connaissons cette réalité de l’intérieur que nous avons déjà pris position publiquement sur le square du Père-Bonnet pour défendre une autre ligne : protéger, accompagner, reprendre l’espace public sans le fermer. Nous étions déjà aux côtés des habitant·es ; nous y restons.

Ce qui est insupportable aujourd’hui, c’est que la municipalité sortante ne peut pas dire qu’elle ignorait l’urgence de la situation. Le quartier est identifié comme prioritaire, les besoins sont connus, les difficultés sont documentées, les alertes sont répétées. Pourtant, l’action municipale n’a pas été à la hauteur. Voilà pourquoi nous voulons répondre à vos questions de manière directe.


1. Quand la Maison pour tous Joseph reviendra-t-elle dans le parc de la Guirlande ?

Quand un quartier populaire perd un équipement de proximité, ou doit attendre trop longtemps son retour, ce n’est jamais un détail. C’est tout l’équilibre du quartier qui se fragilise. On crée alors un vide dans lequel s’engouffrent les trafics en tout genre, le mal-être, et la dégradation d’une vie de quartier déjà fragile.
Notre réponse est claire : il faut accélérer le retour d’un équipement vivant au parc de la Guirlande et refaire de ce lieu un espace ouvert, fréquenté, animé, utile aux habitant·es. Nous ne voulons ni d’un parc en suspens, ni d’un équipement laissé indéfiniment dans l’attente. Nous voulons que ce parc retrouve rapidement une fonction pleine et entière dans la vie du quartier, avec des activités, des présences humaines, de la vie associative, culturelle et éducative.
Cela suppose évidemment un diagnostic sérieux et un travail de concertation avec les habitant·es et les associations. Mais ce temps de travail ne doit pas servir de prétexte à l’inaction : il faut rouvrir en urgence cette Maison pour tous.
Pour nous, la Guirlande ne doit pas être un espace qu’on observe de loin ou qu’on se contente de sécuriser sur le papier. Elle doit redevenir un espace habité, investi, réapproprié par le quartier.
Cela demande des moyens, un calendrier, une volonté politique, et une méthode simple : remettre vite des usages positifs dans le parc, au lieu de laisser le vide s’installer.


2. Quels moyens pour sécuriser le square du Père-Bonnet ?


Sur le square du Père-Bonnet, nous avons déjà pris position publiquement, et nous le redisons clairement : la fermeture n’est pas une solution.
Fermer un square, ce n’est pas reprendre la main. C’est déplacer les problèmes vers la rue d’à côté, fabriquer encore un peu plus de vide, et donner aux habitant·es le sentiment que la ville renonce.
Or, à Figuerolles, on ne réglera rien en fermant les lieux les uns après les autres.
Notre ligne est simple : sécuriser, oui ; abandonner, non.
Car ce qui permet aujourd’hui aux trafics et aux nuisances de s’installer durablement, c’est toujours le même triptyque : l’argent, la peur et le vide.
L’argent des trafics. La peur des riverain·es et des familles. Et le vide laissé par une puissance publique qui se retire, qui n’assure plus de présence, plus d’usages, plus de continuité. Le rôle d’une mairie, c’est de briser ce triptyque.
Briser l’emprise de l’argent par une action coordonnée avec les acteurs de terrain et les services compétents.
Faire reculer la peur par une présence humaine visible, régulière, rassurante.
Et combler le vide par de la vie, des usages, de la médiation, du soin, de la propreté, de la lumière, de la prévention et de l’activité.
Concrètement, nous voulons au Père-Bonnet :
• une présence humaine renforcée notamment la nuit ;
• de la médiation quotidienne ;
• des éducateurs et éducatrices de rue ;
• des gardiens de parc ;
• une police municipale de proximité vraiment utile au quotidien ;
• un travail de prévention, de santé et d’accompagnement social ;
• une amélioration réelle de la propreté, de l’éclairage et des aménagements ;
• et surtout le retour d’usages positifs, familiaux, associatifs et culturels.
Notre objectif n’est pas de murer un problème. C’est de reprendre l’espace public pour les habitant·es. À Figuerolles, nous ne voulons pas d’une ville qui ferme. Nous voulons une ville qui protège, accompagne et réinvestit les lieux au lieu de les abandonner.


3. Quand le square Coursindel sera-t-il réouvert ?


Sur Coursindel, il faut dire les choses clairement. Le site n’est pas absent des radars de la ville : il fait l’objet depuis plusieurs années d’une démarche
dite de « permis d’imaginer », et Altémed a relancé fin 2025 un appel à manifestation d’intérêt portant à la fois sur le local et sur l’ancien square, avec l’idée d’y accueillir une activité et d’ouvrir le jardin au quartier. La clôture des candidatures est annoncée pour le 23 mars 2026, avec une désignation du lauréat prévue fin avril 2026 et une installation au 3e trimestre 2026.
Mais justement : ce site ne peut pas rester prisonnier d’une logique d’attente, d’appel à projets et d’occupation transitoire sans cap politique fort.
Coursindel, ce n’est pas seulement une friche à « activer ». C’est un local et un espace vert situés au cœur de Figuerolles. Cela devrait donc relever d’abord d’un vrai projet de quartier.
Notre réponse est claire : nous voulons pour Coursindel un projet permettant aux habitant·es de se réapproprier ce lieu ouvert sur le quartier, respectueux du voisinage, et capable de faire vivre à la fois du social, du culturel et de l’éducation populaire.
Concrètement, nous défendons pour ce site :
• un lieu vivant, ouvert en journée et sur des temps identifiés ;
• un usage articulant activité dans le local et ouverture réelle du jardin ;
• une programmation utile au quartier : permanence associative, ateliers, accompagnement,
activités culturelles, initiatives éducatives, moments conviviaux ;
• une gouvernance construite avec les associations locales et les habitant·es ;
• un fonctionnement qui respecte les riverain·es, avec des horaires, des usages et une médiation clairs.
Autrement dit, nous ne voulons ni d’un espace fermé pendant encore des mois, ni d’un simple affichage d’urbanisme transitoire. Nous voulons un lieu de quartier, un lieu qui aide à retisser du lien, à accueillir des initiatives, à donner de la place aux habitant·es, aux associations, à la jeunesse, à la culture et à l’entraide.
À Figuerolles, un site comme Coursindel doit devenir un point d’appui pour la vie du quartier, pas un dossier de plus qui avance trop lentement et sans vision.


4. Que faire des places Salengro et Plan Cabannes ?


Sur les places Plan Cabannes et surtout la place Salengro, il faut d’abord dire la vérité : la municipalité a laissé dépérir le cœur de vie du quartier.
Place Salengro, la Banque Populaire est partie depuis longtemps, et la ville s’est désengagée du local qu’elle occupait. La Pleine Lune a fermé, le commerce de fruits et légumes a disparu, et ce qui subsiste tient souvent dans des conditions précaires, sans possibilité réelle de se développer, faute d’aménagements adaptés, de vraies terrasses, d’un projet d’ensemble. La place elle-même n’est
même pas adaptée pour accueillir facilement des animations, malgré la demande et la présence massive des poubelles en dégrade en permanence l’usage et l’ambiance.
Pendant ce temps, on laisse le quartier s’user, comme si l’objectif était d’attendre tranquillement que la gentrification poursuive sa marche, franchisse le boulevard Gambetta et finisse par arriver ici, après avoir découragé les habitant·es qui font encore vivre la mixité sociale, véritable identité et âme historiques de ce quartier aujourd’hui, pour mieux livrer demain le secteur aux promoteurs en tout genre.
Cela, nous le refusons. La Ville a d’ailleurs bien identifié le secteur place Roger-Salengro – rue du Faubourg-Figuerolles comme périmètre d’intervention pour la rétrocession de baux commerciaux.
La preuve : des outils existent. Encore faut-il vouloir s’en servir.
Notre réponse est donc claire : il faut reprendre la main sur les baux commerciaux, équiper et aménager la place, et organiser sa réappropriation par les habitant·es.
Concrètement, nous voulons :
• reprendre et réorienter les baux des commerces fermés ou vacants quand c’est n écessaire ;
• reconstituer un tissu de commerces de bouche et de proximité : fruits et légumes,
poissonnerie, alimentation, artisanat utile, activités du quotidien :
• permettre la reprise des locaux de la Pleine Lune, et pourquoi pas aussi des anciens locaux de Scrupule, pour y installer un café populaire de quartier, vivant, ouvert, utile aux
habitant·es, avec des concerts, des rencontres et une vraie fonction de sociabilité ;
• équiper la place, notamment en électricité et en lumière, pour qu’elle puisse enfin accueillir
des fêtes de quartier, des concerts, des repas populaires, des marchés thématiques et des animations régulières ;
• revoir l’organisation des poubelles, de la propreté et des circulations, pour que les places redeviennent accueillante au lieu d’être subie ;
• construire avec les associations du quartier un programme régulier d’animations culturelles, associatives et populaires ;
• Rendre plus visible la rue des artistes et autres équipements ou commerces du quartier ;
• Réaménager Plan Cabanes afin de le rendre moins minéral et plus attractif, en concertation avec les habitant.es et les commerçants.
Le problème aujourd’hui, ce n’est pas qu’il manquerait des idées. Le problème, c’est qu’il y a eu une volonté de laisser-aller. Or des places populaires ne se sauvent pas toutes seules. Elles ont besoin d’une mairie qui choisisse son camp : celui des habitant·es, des commerces de proximité, de la vie de quartier, et non celui de l’abandon organisé en attendant la montée des prix et l’éviction
progressive des usages populaires.
Notre cap est simple : faire de Salengro et de Plan Cabannes des places réappropriées par les habitant·es, par les associations, par les commerces de proximité. Des places où l’on achète, où l’on se rencontre, où l’on organise, où l’on fête, où l’on vit. Pas des places qu’on laisse s’abîmer jusqu’à ce qu’elles changent de population.


5. Comment accompagner l’installation de nouveaux commerces et entreprises ?


Sur les commerces, nous ne voulons plus d’une mairie spectatrice.
À Figuerolles, il faut une stratégie offensive, en particulier autour de la place Salengro. Quand des locaux ferment ou se vident, la ville doit reprendre la main pour empêcher la dévitalisation commerciale du quartier et reconstruire une offre utile aux habitant·es.
Notre réponse est concrète :
• reprendre les baux des locaux vacants ou abandonnés quand c’est nécessaire, afin d’éviter que la place se vide ou que les loyers spéculatifs empêchent l’installation de commerces utiles ;
• favoriser l’ouverture sur la place Salengro d’un café populaire — municipal si nécessaire, véritable lieu de vie, de rencontre, de débat et d’animation du quartier ;
• réinstaller des commerces de bouche et de proximité : fruits et légumes, épicerie locale, boutique paysanne, poissonnerie, alimentation du quotidien ;
• soutenir l’installation d’artisan·es de transformation alimentaire : traiteur, boulangerie, transformation de produits locaux, métiers utiles à la vie du quartier ;
• reconstruire un ensemble cohérent de commerces de proximité, pour que les activités puissent se renforcer mutuellement au lieu de survivre isolément.
Notre objectif est simple : refaire de Salengro un cœur commerçant et populaire, pas une place où les rideaux tombent les uns après les autres en attendant que d’autres usages, plus rentables et moins populaires, prennent la suite.


6. Que faire pour la Pleine Lune ?


Le cas de la Pleine Lune est emblématique.
Quand la mairie explique qu’elle ne peut pas préempter parce que les murs ne seraient pas à vendre, elle reconnaît surtout qu’elle a renoncé à agir. Une municipalité qui veut défendre la vie d’un quartier populaire n’attend pas passivement que tout se défasse. Elle anticipe, elle négocie, elle intervient, elle mobilise les outils nécessaires sur les baux, les fonds, le portage ou
l’intervention directe de la collectivité.
Pour nous, la Pleine Lune n’est pas un simple local commercial. C’est un lieu qui peut redevenir un point d’appui majeur pour la vie de quartier. C’est pourquoi nous voulons travailler à sa reprise pour en faire un lieu populaire, festif et accueillant, ouvert aux habitant·es, aux associations, aux rencontres, aux concerts, aux débats, à la convivialité quotidienne. Et si c’est nécessaire, nous
assumerons la création d’un café municipal pour garantir cette fonction d’utilité sociale et culturelle au cœur de Figuerolles.
Notre objectif est clair : à Figuerolles, nous ne laisserons pas disparaître les lieux de sociabilité les uns après les autres. Nous voulons au contraire reconstruire, autour de la place Salengro, un cœur de quartier vivant, populaire, commerçant et animé.
Version un peu plus offensive :
Le cas de la Pleine Lune est emblématique.
Quand la mairie répond qu’elle ne peut rien faire parce que les murs ne seraient pas à vendre, elle donne surtout à voir son renoncement. Nous pensons exactement l’inverse : quand un lieu utile au quartier est menacé, la ville doit se donner les moyens d’intervenir.
La Pleine Lune doit pouvoir redevenir un lieu populaire, festif, accueillant et utile aux habitant·es : un lieu où l’on se retrouve, où l’on discute, où l’on organise des rencontres, des concerts, des moments de convivialité. Et s’il faut pour cela créer un café municipal, nous le ferons. Parce qu’un quartier populaire a besoin de lieux de vie, pas de vitrines vides ni de locaux condamnés à disparaître les uns après les autres.


7. Comment valoriser les artistes du quartier et faire vivre le
lien avec l’espace Ambroise Croizat ?


Nous savons ce qu’est l’espace Ambroise Croizat, et c’est justement pour cela que son implantation est révélatrice d’un problème plus large. Cet équipement social et solidaire du CCAS a été inauguré au 8 rue Jacques-Draparnaud, dans le quartier des Arceaux, c’est-à-dire dans un secteur plus central et moins populaire que le cœur de Figuerolles. Il propose un accompagnement autour de l’emploi, du logement, du numérique, du budget, de la santé et de l’alimentation. C’est utile, bien sûr. Mais un lieu de cette nature aurait aussi eu toute sa pertinence au cœur même de Figuerolles, là où les besoins sociaux, les fragilités et les attentes en matière d’accompagnement de proximité sont particulièrement forts.
Notre réponse est donc claire : celieu existe, très bien, il faut maintenant faire de cet espace un vrai point d’appui pour Figuerolles et autour, et non un équipement isolé à sa lisière. Cela suppose un travail commun, notamment de communication, régulier et structuré entre l’espace Ambroise Croizat, les associations du quartier, les habitant·es, les acteurs sociaux, les structures culturelles et les collectifs locaux. L’enjeu n’est pas seulement d’avoir un équipement de plus ;
l’enjeu est qu’il soit réellement branché sur la vie du quartier, sur ses besoins concrets, sur ses initiatives et sur ses solidarités.
À nos yeux, Figuerolles n’a pas besoin d’équipements qui fonctionnent à côté du quartier. Il a besoin d’équipements qui travaillent avec lui. C’est dans cet esprit que nous voulons construire des passerelles concrètes : permanences délocalisées, actions communes, programmation avec les associations et présence plus directe dans le quartier. Parce qu’un lieu comme Ambroise Croizat ne doit pas être une vitrine sociale de plus ; il doit devenir un outil utile aux habitant·es de Figuerolles.


8. Que faire pour les jeunes du quartier ?


Sur ce point, votre lettre met le doigt sur une réalité très lourde : à Figuerolles, trop d’adolescent·es et de jeunes adultes sont aujourd’hui laissés entre deux. Pas assez accompagnés, pas assez accueillis, pas assez considérés. Or notre ligne est claire : la jeunesse ne doit plus être une variable d’ajustement de l’action municipale.
Notre réponse, c’est d’abord de territorialiser vraiment la politique jeunesse à Figuerolles, au plus près des établissements scolaires et des lieux de vie, au lieu de renvoyer les jeunes à des dispositifs trop lointains ou trop dispersés. Nous voulons des solutions visibles dans le quartier, accessibles, lisibles, qui redonnent confiance et autonomie.
Concrètement, nous voulons :
• un accueil jeunesse de proximité pour les 11-17 ans et les jeunes adultes, avec de vraies plages d’ouverture ;
• des activités hors temps scolaire davantage développées : soirées, week-ends, vacances éducatives, découverte de lieux culturels, sportifs et associatifs ;
• un accès élargi aux Ateliers des jeunes, en nombre et en diversité, pour que les jeunes de Figuerolles aient réellement accès aux pratiques culturelles, sportives et collectives ;
• des centres de loisirs pour les adolescent·es de 11 à 17 ans, parce qu’entre l’enfance et l’âge adulte il manque aujourd’hui des réponses stables.
Mais nous voulons aussi répondre à la question de l’autonomie. À Montpellier, l’accès à un stage, à une alternance ou à un premier emploi dépend encore trop souvent du réseau familial. Nous proposons donc :
• une banque municipale de stages pour les élèves de 3e et de Seconde ;
• une agence de l’alternance, en lien avec la Mission locale ;
• un stage citoyen avec BAFA gratuit ;
• le développement des emplois saisonniers municipaux pour les jeunes.
Enfin, nous voulons que les jeunes aient leur place dans les décisions qui les concernent. Cela passe par une démocratie locale des jeunes, avec des conseils par tranches d’âge et une vraie prise en compte des réalités territoriales. Autrement dit : les jeunes de Figuerolles ne doivent plus seulement être les destinataires de politiques décidées sans eux ; ils doivent devenir des acteurs reconnus de la
vie du quartier.
Notre cap est simple : à Figuerolles, nous voulons des droits, des lieux, des responsabilités et des perspectives pour la jeunesse. Parce qu’un quartier populaire qu’on laisse sans politique jeunesse forte est un quartier qu’on abandonne. Et nous refusons cet abandon.


9. Figuerolles est-il enfin une priorité pour la ville ?


Au fond, c’est peut-être la question principale de votre lettre.
Notre réponse est oui : Figuerolles doit devenir une priorité municipale réelle.
Pas une priorité sur le papier. Pas une priorité dans les discours. Une priorité budgétaire, humaine, politique.
Cela veut dire : plus de présence de terrain, plus de services publics, plus de santé de proximité, plus de médiation, plus de jeunesse, plus de soutien aux commerces, plus de démocratie locale.
Cela veut dire aussi rompre avec une ville à deux vitesses, où certains quartiers bénéficient de toute l’attention et d’autres doivent sans cesse réclamer le minimum.
Figuerolles, même détaché de Cité Gely est un Quartier Prioritaire de la Ville. Les moyens le considérant comme tel, considérant les difficultés de ses habitant.es, soutenant leur action n’a pas été à la hauteur. Nous corrigerons cela.


10. Comment décider autrement avec les habitants ?


Enfin, votre lettre pose une question démocratique simple : qui décide pour Figuerolles ?
Aujourd’hui, trop souvent, la réponse est claire : quelques-uns décident d’en haut, et les habitant·es subissent. Nous voulons rompre avec cette confiscation de la parole.
Notre réponse, c’est de rendre du pouvoir aux habitant·es.
Avec de vrais parlements de quartier, dans des quartiers redécoupés de manière cohérente, à taille humaine, où l’on puisse enfin débattre, suivre les projets, fixer les priorités et contrôler l’action municipale.
Nous voulons aussi que les habitant·es puissent imposer des sujets dans le débat public avec une pétition citoyenne municipale, et trancher les grandes questions locales par référendum d’initiative citoyenne municipal.
Et nous mettrons en place un budget participatif conséquent, à la hauteur des besoins des quartiers populaires, pas une enveloppe gadget pour faire semblant d’écouter. À Figuerolles, cela devra permettre de financer de vrais choix de quartier : espaces publics, locaux, jeunesse, culture, commerces de proximité, tranquillité du quotidien.
En clair : les habitant·es de Figuerolles ne doivent plus être consultés pour la forme. Ils doivent pouvoir décider, contrôler et imposer leurs priorités. C’est cela, pour nous, réinventer la démocratie locale.
A Figuerolles comme partout à Montpellier et dans la Métropole, il faut une rupture.

Votre lettre ne tombe pas dans le vide.
Elle met des mots clairs sur ce que beaucoup d’habitant·es, d’associations et de commerçant·es, d’artisans vivent déjà à Figuerolles. Et elle rejoint un combat que nous menons déjà sur le terrain.
Nous le disons avec force : Figuerolles n’a pas besoin de nouvelles promesses vagues.
Figuerolles a besoin d’un changement de cap.
Un quartier où l’on rouvre et réanime les lieux au lieu de les laisser fermer.
Un quartier où l’on reprend la main sur les baux commerciaux pour réinstaller des commerces de proximité, des commerces de bouche, des lieux de sociabilité.
Un quartier où l’on assume, s’il le faut, un café populaire municipal pour redonner un cœur vivant à la place Salengro.
Un quartier où l’on équipe enfin les places pour qu’elles puissent accueillir des fêtes, des concerts, des marchés, des rencontres.
Un quartier convivial où toutes et tous sont respecté.es.
Un quartier où l’on remet des moyens sur la jeunesse, sur la santé de proximité, sur l’éducation populaire, sur la culture et sur la présence humaine dans l’espace public.
Un quartier où Coursindel, la Guirlande, le Père-Bonnet et les autres lieux de vie ne sont plus laissés à l’abandon ou à l’enlisement.
Un quartier où les habitant·es ne sont plus consultés pour la forme, mais peuvent décider, contrôler et imposer leurs priorités.
Bref, un quartier devant être considéré à échelle humaine.
À la mairie, nous ferons de Figuerolles un quartier prioritaire du mandat.
Pas dans les discours. Dans les actes.
Parce que les habitant·es de Figuerolles ne demandent pas un traitement de faveur.
Ils demandent ce qui leur est dû : des commerces, des lieux de vie, des services publics, de la dignité, de la sécurité, de la considération, et une ville qui n’abandonne plus ses quartiers populaires.


Boris Chenaud
Pour le Printemps montpelliérain, liste menée par JL Roumégas

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