Santé : Un droit, pas un privilège : proximité, prévention, santé environnementale

Rompre avec une ville qui laisse tomber la santé 

 

Le Printemps Montpelliérain veut rompre avec une situation devenue intenable : à Montpellier, comme ailleurs, l’accès aux soins se dégrade, les délais s’allongent, les renoncements se multiplient, et les inégalités de santé explosent. Pendant que les discours officiels s’accumulent, des habitant·es restent sans médecin traitant, attendent des mois pour consulter, renoncent à se soigner faute d’argent, de temps ou de solution de proximité. Cette réalité frappe plus durement les quartiers populaires, les jeunes, les personnes âgées, les étudiant·es, les femmes, les personnes précaires. Nous refusons cette ville où la santé dépend trop souvent du revenu, du quartier, de la capacité à se débrouiller seul·e ou à payer plus. 

Il faut sortir d’une logique d’abandon. La santé ne peut plus être traitée comme un sujet secondaire, renvoyé à d’autres institutions pendant que la ville regarde ailleurs. Une municipalité n’a pas tous les pouvoirs, mais elle a des responsabilités immenses : elle peut organiser, prévenir, accueillir, soutenir, coordonner, aller chercher les publics éloignés du soin, agir sur l’environnement et faire de la santé une priorité politique réelle. C’est ce que nous ferons. Nous voulons un véritable service public municipal de santé, avec des centres de santé de proximité, accessibles, sans dépassements d’honoraires, pratiquant le tiers payant, dans les quartiers où les besoins sont les plus forts. 

Nous porterons une politique de prévention offensive, parce qu’attendre que les situations s’aggravent est à la fois injuste, coûteux et inefficace. Dépistage, santé bucco-dentaire, santé sexuelle, accompagnement à la maternité, prévention nutritionnelle, repérage des personnes sans suivi médical, médiation en santé : nous voulons une ville qui va vers les habitant·es au lieu de les laisser se perdre dans les obstacles administratifs, les délais ou le non-recours. Nous voulons aussi faire de la santé mentale une priorité municipale, en particulier pour les jeunes et les étudiant·es, tant la détresse psychique, l’anxiété, l’isolement et l’épuisement progressent dans l’indifférence générale. 

Rompre, c’est aussi reconnaître que la santé se joue bien au-delà du cabinet médical. Elle se joue dans la qualité de l’air, dans les logements dégradés, dans les écoles surchauffées, dans le bruit, dans les pollutions, dans l’accès à une alimentation saine, dans la capacité à supporter les canicules, dans la présence d’espaces verts, dans les conditions de travail et de transport. Nous défendons donc une politique de santé environnementale ambitieuse, parce qu’on ne protégera pas la santé publique sans lutter contre les causes écologiques et sociales qui la dégradent chaque jour. Enfin, nous refusons une approche hypocrite des addictions, de la précarité ou de la souffrance sociale. Là aussi, il faut rompre avec les réponses purement répressives ou les postures de communication. Nous défendons une approche de santé publique fondée sur l’accès aux soins, la réduction des risques, l’accompagnement et la dignité. Notre cap est clair : faire de Montpellier une ville qui protège réellement, qui soigne au plus près, qui prévient au lieu de réparer trop tard, et qui considère enfin la santé comme un bien commun. Parce qu’une ville écologique, sociale et démocratique doit d’abord être une ville qui permet à chacune et chacun de vivre, de respirer, de se soigner et de tenir debout

Un service public municipal de santé : des centres de santé de proximité dans les quartiers

Le problème : Des milliers de personnes renoncent aux soins : manque de médecins, délais, coût, absence de suivi. Les inégalités territoriales se creusent.

Dispositifs :

 
  • Créer / renforcer des centres de santé municipaux (médecine générale, infirmier·es, sages
    femmes selon besoins, prévention) avec tiers payant et tarifs sans dépassements.
  • Priorité aux quartiers sous-dotés et aux publics qui renoncent le plus.
  • Amplitudes horaires adaptées (soir/ samedi quand c’est pertinent) + coordination avec l’hôpital et la médecine de ville.

Garanties

  • Des soins accessibles, proches, sans barrière financière.
  • Une réponse concrète aux “déserts médicaux” à l’échelle de la ville.

Prévenir plutôt que réparer : plan municipal de prévention

Le problème : on arrive trop tard : diabète, hypertension, santé bucco-dentaire, dépistages…
La prévention manque, surtout là où la vie est plus dure.

Dispositifs :

 
  • Campagnes de dépistage et de prévention “hors les murs” : marchés, quartiers, événements,
    lieux de vie.
  • Parcours de prévention dans les centres municipaux : dépistages, vaccination quand possible, santé bucco-dentaire, addictions (orientation), nutrition, santé sexuelle.
  • Aller-vers : repérage et suivi des personnes sans médecin traitant.

Garanties

  • Plus de diagnostics précoces, moins de complications.
  • Une prévention qui touche aussi celles et ceux qu’on ne voit jamais.

Santé mentale : une priorité municipale, notamment pour les jeunes

Le problème : Anxiété, dépression, isolement : les délais explosent, les familles sont démunies, les jeunes décrochent.

Dispositifs :

 
  • Points d’accueil et d’écoute de proximité (jeunes, parents, étudiant·es), avec orientation rapide.
  • Renforcer l’accès à des consultations (psychologues / infirmier·es psy en lien avec les structures existantes).
  • Actions anti-isolement : lieux ressources, prévention en milieu scolaire et associatif.

Garanties

  • Des portes d’entrée claires, des délais réduits, une prise en charge plus précoce.
  • Une politique de santé qui considère la santé mentale comme essentielle.

Soutenir Human Santé et pérenniser ces structures : un financement garanti dans la LFSS

Le problème : Des centres de santé comme Human Santé répondent à un besoin vital : accès aux soins, accompagnement social, médiation, prévention.
Pourtant, leur modèle est fragilisé par des financements précaires, alors même qu’ils rendent un service essentiel de santé publique

Dispositifs :

 
  • Soutenir explicitement Human Santé et reprendre sa revendication :        inscrire durablement le financement de ces centres dans la Loi de Financement de la Sécurité sociale (LFSS), pour sortir de l’instabilité permanente.
  • Construire une alliance municipale avec ces structures : appui administratif, conventions,
    travail en réseau (CCAS, prévention, santé mentale, accès aux droits).
  • Faire de la municipalité un soutien politique : interpellation de l’État et de l’Assurance maladie, mobilisation des partenaires pour sécuriser le modèle.
  • Développer ce type de structures dans la ville : centres de santé pluridisciplinaires, médiation, prévention “aller-vers”, complémentarité avec l’hôpital et la médecine de ville.

Garanties

  • La municipalité que nous porterons sera au côté de Human Santé et de toutes les structures qui rendent effectif le droit à la santé.
  • Plus de stabilité, plus de prévention, plus de santé publique — au service des habitant·es.
  • Ce sont précisément ces structures dont on a eu besoin pendant l’épidémie de Covid, et dont on aura encore besoin face aux crises sanitaires et sociales.

Lutter contre les addictions : réduction des risques + accès aux soins, avec un bus de santé

Le problème : Les addictions (drogues, alcool, médicaments…) sont un enjeu majeur de santé publique : surdoses, infections, ruptures de soins, isolement, grande précarité. La réponse ne peut pas être seulement répressive : il faut soigner, protéger, accompagner.

Dispositifs :

 
  • Mettre en place un bus de soins et de réduction des risques : un dispositif mobile qui va au contact, dans des conditions sanitaires correctes, avec des professionnel·les (santé + social) pour :
    • prévenir les risques (hygiène, matériel de prévention, information),
    • repérer et orienter vers les soins,
    nouer le dialogue et créer de la confiance,
    • accompagner vers des parcours de sortie de dépendance (consultations
    d’addictologie, traitements de substitution, suivi, droits).
  • Travailler en réseau avec l’hôpital, les structures d’addictologie, les assos, le CCAS, et les
    acteur·ices de terrain.
  • Mettre en place un suivi coordonné : “aller-vers” + rendez-vous rapides + accompagnement
    dans la durée.

Garanties

  • Une approche humaine et efficace : protéger la santé, éviter les drames, réduire les risques
    et les ruptures.
  • Un objectif clair : aller vers la sortie de dépendance, pas abandonner les gens à la rue.
  • Moins de situations dangereuses, plus de prise en charge, et une réponse de santé publique qui améliore aussi le quotidien.

Accès aux droits et aux soins : guichet unique + médiation santé

Le problème : Même quand l’offre existe, beaucoup se perdent : droits incompris, démarches, isolement, langue, ruptures de parcours.

Dispositifs :

  • Un guichet municipal “droits & santé” (CCAS/associations/CPAM/ARS) : ouverture de droits, rendez-vous, orientation.
  • Médiation santé : accompagnement des personnes en grande précarité, des seniors isolés,
    des jeunes sans suivi.
  • Interprétariat quand nécessaire, pour que la santé ne dépende pas de la maîtrise du
    français.

Garanties

  • Moins de non-recours, moins de renoncements.
  • Un accès aux soins réellement universel.

Santé environnementale : air, chaleur, bruit, logements — protéger les plus vulnérables

Le problème : Pollution de l’air, canicules, bruit, logements indignes : la santé se joue aussi dans l’urbanisme, l’habitat, l’espace public.

Dispositifs :

  • Un plan santé-environnement : protection des écoles et crèches, lutte contre les îlots de
    chaleur, réduction du bruit, suivi des expositions.
  • Lien direct avec le logement: repérage humidité / moisissures / insalubrité, accompagnement et interventions.
  • Dispositif “canicule” renforcé : repérage des personnes fragiles, lieux frais accessibles, visites et appels.

Garanties

  • Moins d’hospitalisations évitables lors des pics de chaleur / pollution.
  • Une ville qui protège concrètement la santé au quotidien

Santé des femmes : accès réel aux soins et à la prévention

Le problème : Retards de diagnostic, manque de suivi, inégalités d’accès (gynéco, dépistages), précarité menstruelle, violences.

Dispositifs :

  • Parcours dédiés : prévention, dépistages, accompagnement dans les centres municipaux et via les partenaires.
  • Lutte contre la précarité menstruelle : accès gratuit dans des lieux municipaux (équipements, jeunesse, écoles selon dispositifs).
  • Orientation renforcée et confidentielle pour les victimes de violences, avec
    accompagnement.

Garanties

  • Moins de renoncements, plus de prévention, plus de protection.
  • Une politique de santé qui prend au sérieux la santé des femmes.

Non à l’incinérateur de déchets plastiques à Montpellier !

Pour un air respirable, une ville vivable et un avenir durable

Un incinérateur de déchets plastiques pourrait bientôt voir le jour au cœur de Montpellier, dans le quartier de Croix d’Argent.
Le projet, qui doit être voté en juillet, prévoit de brûler entre 30 000 et 45 000 tonnes de plastiques par an.
Ce serait une première en France — et une véritable bombe sanitaire à retardement.

Un risque majeur pour la santé

Brûler du plastique, c’est libérer dans l’air des substances toxiques que nous respirerons chaque jour : furanes, dioxines, métaux lourds (arsenic, mercure, plomb), dioxyde de soufre, oxydes d’azote, monoxyde de carbone, ainsi que des polluants éternels PFAS, qui ne sont ni captés par les filtres, ni détruits par la chaleur de l’incinération.

Les habitants dans un rayon de deux kilomètres autour du site — à GaroSud, Prés d’Arènes, Les Grisettes, Les Sabines, Ovalie, Croix d’Argent, Maurin ou encore Lattes — seront directement exposés à ces émissions. Selon la direction du vent, les fumées pourraient même atteindre les portes de l’Écusson.

Les conséquences à long terme sont connues : augmentation des cancers, des leucémies, et des troubles respiratoires. En France, la pollution de l’air provoque déjà entre 50 000 et 60 000 décès chaque année, selon l’OMS. Faut-il vraiment en ajouter ?

Une aberration financière et écologique

Ce projet coûterait des centaines de millions d’euros d’argent public, profitant avant tout aux grands groupes industriels rémunérés à la tonne brûlée.
À chaque tonne de plastique incinérée, 374 kg de CO₂ sont rejetés dans l’atmosphère, aggravant la crise climatique et détériorant encore la qualité de l’air.

L’incinération de plastique n’élimine pas les déchets : elle les transforme en microparticules et résidus toxiques, qui se déposent sur les sols, les cultures, les rivières, affectant la faune, la flore et la chaîne alimentaire.
Installer un tel équipement en pleine ville, à proximité de quartiers résidentiels, d’écoles, de commerces et d’hôpitaux, relève de l’irresponsabilité.

Des alternatives concrètes et locales

Face à ce projet du passé, il existe des solutions d’avenir.
Plutôt que d’incinérer, réduisons les déchets à la source. La métropole doit investir dans une véritable stratégie “zéro déchet”, fondée sur la réduction, le tri, le réemploi et l’économie circulaire.

De nombreuses initiatives locales existent déjà, portées par des associations, des entreprises et des citoyens engagés. Soutenons ces démarches vertueuses plutôt que de construire une usine qui enfermera Montpellier dans un modèle dépassé.

Un projet inutile et dangereux

Le territoire dispose déjà de deux incinérateurs en activité, et 80 % des déchets continueront à être exportés malgré la création de ce nouvel équipement.
Ce projet est donc inutile sur le plan opérationnel, mais potentiellement dévastateur pour la santé, le climat et la qualité de vie de milliers d’habitants.

Ensemble, disons non à l’incinérateur plastique

Nous refusons qu’un incinérateur de déchets plastiques mette en danger la santé des Montpelliérains et l’environnement de tout un territoire.
Nous demandons l’abandon immédiat de ce projet et la mise en place d’un plan local ambitieux de réduction et de valorisation des déchets, conforme aux objectifs climatiques et sanitaires de la ville.

Chaque signature compte. Ensemble, faisons le choix de la santé, du climat et du bon sens.

SANTÉ - Questions / Réponses

  • Que propose le Printemps Montpelliérain pour la santé à Montpellier ?

    Nous voulons faire de la santé un droit concret, avec des centres de santé de proximité, plus de prévention, une vraie attention à la santé mentale, et une politique de santé environnementale. La santé ne doit plus dépendre du revenu, de l’adresse ou de la capacité à se débrouiller seul·e.

  • Quel sera le rôle de la Ville en matière de santé ?

    Une municipalité ne remplace pas l’État ni l’hôpital, mais elle peut agir fortement : centres de santé municipaux, prévention hors les murs, repérage des personnes sans médecin traitant, santé mentale, médiation en santé, et action sur l’air, le bruit, la chaleur ou l’alimentation.

  • Pourquoi faire de la santé mentale une priorité municipale ?

    Parce que l’anxiété, l’isolement, la détresse psychique et le décrochage touchent fortement les jeunes, les étudiant·es, les familles et les personnes isolées. Nous voulons des points d’accueil et d’écoute de proximité, des orientations plus rapides et des politiques municipales qui prennent enfin cette réalité au sérieux.

  • Pourquoi relier santé et environnement ?

    Parce que la santé se joue aussi dans le logement, la qualité de l’air, les canicules, l’alimentation, le bruit, l’état des écoles et les pollutions. Une politique de santé sérieuse doit aussi agir sur les causes écologiques et sociales qui dégradent la vie quotidienne.

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